Quelques infos & chiffres sur la cosmétique

Depuis la fin du XXème et le XXIème siècle, le développement de l’industrie de la cosmétique peut s’expliquer entres autres par l’urbanisation de la population, ou encore le fait que les femmes sont de plus en plus nombreuses à entrer dans la vie active, ce qui demande un certain soin et une présentation physique plus appliquée.

        Par exemple, dans le secteur tertiaire, secteur où le contact relationnel et donc l’apparence physique est souvent importante, le nombre d'emplois a fortement augmenté. En effet, il a été multiplié par 1,8 entre 1978 et 2006 en passant de 10 à 18 millions d’emplois.

Le marché de la cosmétique est le 4ème secteur de l’économie française de par son solde commercial (la différence entre les exportations et les importations), entres autres grâce à de grandes entreprises comme l’Oréal, avec un chiffre d’affaire de 17,5 milliards d’euros en 2008, qui est de par ce chiffre le premier groupe mondial de cosmétique.

- Siège social de l'Oréal, à Paris -

 

        Dans ce secteur, les profits de la France augmentent depuis 41 ans d’affilés. Entre 2006 et 2007, par exemple, l’industrie de la cosmétique a augmenté de 5,5%. En effet, le nombre d'individus consommant des cosmétiques a augmenté, ce qui a entrainé une hausse de la demande, donc par là une augmentation de la production.

        La France est donc le premier exportateur de produits cosmétiques et de parfums dans le monde, avec ses nombreuses marques renommées comme Yves Rocher, Séphora, Chanel, Dior… Ces marques, pour beaucoup, doivent leur succès, à leurs innovations et R&D continues, comme l’Oréal, qui a investi 581 millions d’euros en R&D en 2008 (c’est-à-dire des dépenses de recherche et développement, par exemple en menant une politique environnementale de 2003 à 2008, en cherchant à baisser ses émissions directes de CO2, sa consommation d’énergie et d’eau, et egalement à réduire ses déchets.) et déposé 628 brevets durant la même année. (c’est-à-dire des titres de propriété sur une invention, qui protègent l’inventeur de toute imitation sans son accord pendant 20 ans.)


Composition du marché et tendances, qu'achetons-nous et où ?

        Malgré la crise économique actuelle, le chiffre d’affaire total hors TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée) du secteur des cosmétiques en France est en augmentation avec un chiffre d’affaire de 505 millions d’euros en 2003, c’est-à-dire une augmentation de 3,2% par rapport à l’année précédente.

Les cosmétiques sont vendus à 56,1% dans la grande distribution (supermarchés, hypermarchés et grands magasins) et 25,7 % sont vendus dans le circuit des parfumeries et des chaînes spécialisées (comme Yves Rocher et Séphora). Les pharmacies, elles, représentent 10,2 % du chiffre d’affaire, mais leur prix moyen étant plus élevé, le nombre de produits représente une part significativement inférieure à celle des grandes surfaces. Le reste des cosmétiques vient de la vente directe avec 8 % des ventes.

D’autre part, il a été observé que les consommateurs achètent facilement les produits nettoyants comme le savon, le gel douche, le shampoing, le dentifrice... dans les grandes surfaces, car pour ces produits, les exigences qualitatives sont moindres.

Par contre, pour les produits auxquels les consommateurs demandent de grandes "prestations", comme les amincissants, antirides, produits contre la chute de cheveux ou pour blanchir les dents..., ils ont une nette préférence pour les produits à prix moyen et haut de gamme et pour les réseaux spécialisés.

D’autre part, les personnes qui ont des problèmes de sensibilisation et/ou d’allergie s’adressent pour beaucoup à des pharmacies, car ils pensent trouver des produits de meilleure qualité, malgré que ce critère ne s’avère pas toujours vrai.

 

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